MON plan de travail
Il est temps de m’attaquer à cet article plus que nécessaire puisque j’en parle souvent.
Les élèves ont pour outil principal leur plan de travail. C’est un guide et sans ce guide, c’est un peu comme la voiture de Bourvil, ça fonctionne beaucoup moins bien !
Ce qu’il n’est pas :
Mais dans un premier temps, parlons de ce qu’il n’est pas. Ce n’est pas un plan de travail du type Freinet. D’ailleurs ce n’est pas de là que je me suis inspirée pour le nom. Je me suis inspirée du plan de travail qu’on me donnait à l’usine et qui listait les tâches que j’avais à effectuer. Ce n’est pas non plus une feuille d’exercices à faire en autonomie dans un temps imparti.
Mais alors … c’est quoi ?
Voyons ça comme une programmation des apprentissages à effectuer dans la semaine. Ce n’est ni plus ni moins que la liste de ce que les élèves vont devoir faire.
Un outil, un support
Mais une liste n’est pas un outil. Il me suffirait de l’afficher quelque part dans la classe. Le plan de travail est le baromètre de l’élève. Il y inscrit tout ce qui le concerne. C’est une sorte de photographie instantanée de la vie qui peut servir de support pour les parents qui demandent comment s’est passée la semaine.
Sur ce plan de travail, l’élève inscrit dans quel groupe il est, quelle fiche d’autonomie et quelle fiche PhonoLexico il est en train de remplir, quel livre il est en train de lire. Il y note aussi ses primes et ses amendes (car nous fonctionnons avec une monnaie de classe).
De l’évaluation à l’auto-évaluation
Sur ce plan de travail, je vais évaluer l’élève sur le travail fourni (et non les activités réussies) et sur le comportement. L’élève quant à lui le fera aussi. C’est l’occasion de constater qu’ils sont bien plus sévères envers eux-mêmes que nous.
Pour ce qui est des activités en elles-mêmes, je vous invite à lire mon article sur mon fonctionnement de classe. Chaque groupe va pouvoir choisir son activité en lisant le plan de travail, mais à la fin de celle-ci, je demande aux élèves d’évaluer cette séance de 1 à 4 (1 : j’ai compris, 2 : j’ai compris avec l’aide d’un ami, 3 : j’ai encore des difficultés, il me faut l’aide de la maîtresse, 4 : je n’ai pas compris). La colonne grise est réservée aux activités non faites. Les parents sont au courant de ce barème. Pour certains, c’est l’occasion de reprendre une notion pour laquelle l’élève se sentirait plus fragile. L’élève n’a pas besoin de faire l’effort de signaler qu’il est en difficulté, l’enseignant n’a pas besoin d’être en hypervigilance pour savoir qui progresse ou non, le parent investi a une vision en temps réel du parcours d’apprentissage de son enfant. Tout le monde est gagnant.


Et le cahier journal dans tout ça ?
C’est simple, c’est impossible. Il ferait des centaines de pages puisqu’il faudrait, pour chaque créneau, prévoir la multitude d’activités possibles pour chacun des enfants.
Une solution : le plan de travail. Je me fais moi-même un plan de travail avec des espaces pour les annotations. Chaque groupe a une colonne, je fais une croix dans sa colonne quand l’activité est réalisée. Cela me permet de m’assurer que tout le monde fait tout.
J’ai également un espace vide pour la semaine prochaine. C’est un réflexe que j’ai pris. Quand une activité est terminée, je regarde en vitesse l’activité prévue ensuite et je la note immédiatement dans la petite case. Et ce n’est pas pour rien, le vendredi à 16h, à peine les enfants partis, je m’assois à mon bureau, je reprends au propre ce qui est écrit dans les cases, sur une trame pré-remplie sur l’ordinateur. Le vendredi, 16h20, la semaine suivante est prête !
Je vous propose ci-dessous la semaine 4. Semaine chaotique, avec des reports, des erreurs, etc … C’est volontaire, vous pouvez ainsi constater la souplesse de la machine !



Des outils pour vous !
Si vous êtes arrivés jusqu’ici, c’est peut-être que cela vous tente, mais il reste une grosse difficulté : être à l’aise avec les suites bureautiques. Si vous ne l’êtes pas, je vous propose un exemple : celui de la semaine de rentrée.
Et si vous vous demandez pourquoi je mets deux fois de suite le même plan de travail, c’est juste pour pouvoir faire du a5 sur la photocopieuse en mettant deux documents par page ;-)
Et maintenant, le fichier modifiable si vous avez envie de vous y essayer.
Attention, il faut la suite bureautique Microsoft Office (vraiment pas chère sur Rakuten) et les polices d’écriture Bobolgom et Anke calligraphic. Et si j’ai bien fait les choses, il vous a suffit de cliquer sur la police pour accéder au site dafont.
Bon courage ! N’hésitez pas à me poser toutes les questions qui vous passent par la tête et surtout, on aime et on s’abonne !
***Edit 2025***
Les années se suivent et ne se ressemblent pas. Chaque année, je change l’esthétique du pdt. Cette année, j’ai une envie livret, bullet journal :

Si vous souhaitez les documents, je vous les propose en version modifiable (.docx, il vous faudra la police d’écriture bobolgom) et en pdf pour un remplissage à la main. En 3e position, je vous propose mon plan de travail que je remplis dans mon cahier journal que j’ai mis en ligne.

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