Je ne pense pas qu’il y ait de règles déjà établies qui en deviennent des passages obligés. Tout est encore à créer.
Alors j’apporte ma pierre à l’édifice en décrivant « mon école de la forêt » et les règles que je m’impose :
Règle n°1 : sécurité et légalité.
Cela paraît tomber sous le sens mais j’ai été surprise des délais qui permettent de venir à bout de la paperasse. Trouver le terrain, son propriétaire et établir une convention prend un temps phénoménal.
Heureusement, notre terrain appartient à l’ONF. Je suis en contact très régulièrement avec les gardes-forestiers qui participent à l’amélioration quotidienne de notre classe.
Je ne pars jamais seule même si légalement j’en ai le droit. Je suis toujours accompagnée d’au-moins un adulte.

Règle n°2 : Répartition des espaces
Comme en classe, une place pour chaque chose, chaque chose à sa place. Nous avons établi un coin regroupement, un coin toilette, un coin expression libre (poésie, quoi de neuf ? Une souche sert de podium)
Chaque espace a ses propres règles.

Règle n°3 : le respect de la terre
Les élèves connaissent cette règle par coeur car ils savent que s’ils y dérogent j’annule la séance suivante sans l’ombre d’un scrupule (et il est souvent nécessaire de le faire une fois pour qu’ils comprennent que ce n’est pas une menace en l’air) :
Je ne cueille rien, je ne coupe rien, je ne déracine rien.
Je prélève uniquement ce qui est déjà tombé au sol.
Je ne laisse rien dans la forêt.
Règle n°4 : La ritualisation
Pour ne pas avoir des élèves qui seront plus excités qu’autre chose, il est nécessaire qu’ils sachent où ils sont, ce qu’ils font et pourquoi ils le font. Par conséquent, l’emploi du temps est toujours strictement identique :
- Site spot (5 à 15 minutes de méditation auprès de son arbre)
- Mission du jour
- Récréation
- Conseil coopératif
- Pépite caillou gratitude (4 élèves présentent 3 objets symbolisant quelque chose qui lui a plu, quelque chose qui lui a déplu et ce pour quoi ou pour qui il est reconnaissant.)
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