Dans ma pratique, j’utilise des gabarits d’opérations uniquement avec des élèves présentant un profil particulier (souvent des élèves « EBEP » et surtout des élèves souffrant d’un trouble (dyslexie, dyspraxie…) qui compromet leur repérage spatial sur la feuille. Il ne s’agit pas d’une méthode révolutionnaire, mais d’un simple aménagement (un outil parmi tant d’autres) déjà proposé sur de nombreux sites spécialisés.

Ces gabarits sont proposés sous forme de fichiers PDF : un fichier pour les nombres entiers, un autre pour les nombres décimaux, et un troisième destiné aux élèves qui, bien que nécessitant un repère spatial régulier pour les rituels, s’en sortent assez bien pour le reste. Pour certains enfants présentant d’autres formes de difficultés, je combine les gabarits avec un document aménagé regroupant les rituels français et mathématiques dans un seul support, ce qui leur permet d’avoir des repères constants.

À qui s’adressent ces aménagements ?

  • Aux élèves dont le repérage visuo-spatial est fragile : difficultés à aligner les chiffres, à poser des opérations en colonnes, à organiser l’espace de la page.
  • Aux élèves avec des troubles liés aux apprentissages (dyslexie, dyscalculie, dyspraxie, troubles de l’attention…) pour lesquels l’écriture manuelle et le travail sur feuille sont éprouvants.
  • À tout élève ayant besoin de repères stables et structurants pour développer l’autonomie en calcul écrit.

    Limites et précautions

    Il est important de souligner que ces gabarits ne remplacent pas une pédagogie adaptée, ni un accompagnement personnalisé. Ils sont des aides compensatoires, un plus, pas une solution miracle. Dans le cas d’élèves présentant des troubles complexes (dyscalculie, dyspraxie, troubles visuo-spatiaux sévères…), il peut être nécessaire de combiner plusieurs aménagements : gabarits, code couleur, supports dactylographiés, évaluation orale, outils informatiques, etc.

    De plus, l’efficacité de ces aménagements dépend de l’observation fine des besoins de l’élève : ce qui convient à un peut ne pas convenir à un autre. L’enseignant doit rester vigilant et évaluer régulièrement si l’outil sert réellement l’élève ou s’il le freine.

    Conclusion — Vers une classe inclusive & bienveillante

    Proposer des gabarits d’opérations, des supports aménagés, des repères visuels, c’est offrir aux élèves en difficulté la possibilité de se concentrer sur le sens des mathématiques plutôt que sur la forme. Ce n’est ni une révolution, ni une méthode universelle, mais c’est un choix pédagogique réfléchi, fondé sur le constat concret des besoins. Dans une démarche inclusive, ces aménagements sont précieux pour donner à chacun les meilleures chances de réussir.

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    Avatar de Stéphanie Escoin

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